← Back to Articles

Une belle rencontre avec Solène qui développe les partenariats et les aspects linguistiques et de genre chez Baobab tech, une entreprise de solutions technologiques sectorielles.

Solène, anciennement Secrétaire de la WASH RoadMap, nomade pendant un temps au Maroc et en Europe de l'Ouest, vit aujourd'hui dans la campagne aindinoise et travaille sur de nombreux projets, en freelance. Ses clients sont divers : le Partenariat Français pour l'Eau, BaobabTech, des associations socio-culturelles locales... Son parcours en sciences politiques puis dans la WASH (Water Sanitation Hygiene) Roadmap l'a amenée à connaître Olivier, CEO de BaobabTech qui emploie essentiellement des prestataires aux profils uniques qui peuvent apporter leur touche personnelle à ce projet technologique commun. Solène y travaille plusieurs jours par mois et s'attelle notamment au développement linguistique de WASH AI (pour un usage plus démocratique de l'outil), à l'intégration des réalités et challenges de genre du secteur de la tech et de l'IA et à l'accompagnement des partenaires de l'entreprise.

L'entreprise crée, entre autres, un outil d'IA qui permettrait de pallier au manque de capacités et de ressources des organisations de développement et de l'humanitaire : la WASH AI. Les partenaires sur cet outil sont variés et permettent de le développer de manière réaliste et intelligente, afin qu'il soit au service des humanitaires, efficace et pertinent là où il pourrait y en avoir besoin.

Solène m'explique que l'IA est déjà vastement intégrée au secteur de l'Eau (météorologie, données de qualité de l'eau, données de quantité de l'eau de systèmes...) ce qui est particulièrement visible dans les sommets et évènements internationaux où ces technologies sont présentées. Cependant, l'IA générative l'est beaucoup moins, particulièrement dans le secteur de la WASH Humanitaire. Pourtant, le secteur démontre des besoins, notamment par rapport à la disponibilité d'informations nécessaires rapidement, accessibles (fiabilité du réseau informatique, traduction des documents originaux, ...) et d'autres obstacles qui empêchent le staff humanitaire de proposer des réponses rapides, qualitatives et à l'échelle, sur le terrain.

Dans un prochain entretien, je pourrai approfondir ces informations grâce à une discussion avec Olivier sur l'incursion du Generative AI et des systèmes embarqués.